SuisTesJ

Une date en entrée. Sept dates en sortie.

La méthode des J espace les révisions d'un cours à intervalles qui s'allongent. L'application tient l'échelle ; toi, tu n'as qu'à savoir ce qui tombe aujourd'hui.

L'échelle

Un cours appris le lundi 7 septembre

Voici ce que l'application pose. Ce ne sont pas des exemples : c'est le calcul, appliqué à une date.

  1. J0le coursLundi 7 septembre. C'est la seule date que tu saisis.
  2. J1+ 1 jourMardi 8 septembre.
  3. J3+ 2 joursJeudi 10 septembre.
  4. J7+ 4 joursLundi 14 septembre — une semaine pile après le cours.
  5. J14+ 7 joursLundi 21 septembre. À partir d'ici, l'écart dépasse la semaine.
  6. J30+ 16 joursMercredi 7 octobre.
  7. J60+ 30 joursVendredi 6 novembre.
  8. J90+ 30 joursDimanche 6 décembre. Dernier repère de l'échelle par défaut.

Un cours du lundi retombe le lundi à J7 et à J14. Ce n'est pas une intention, c'est de l'arithmétique — mais c'est confortable, et l'application ne va pas le défaire sans raison.

Si tu as un examen, l'échelle s'arrête avant

Une échéance renseignée tronque la série : les repères postérieurs à l'examen ne sont pas posés. Réviser un cours trois mois après l'avoir passé n'a pas d'intérêt, et l'application ne fait pas semblant du contraire.

L'usage

Trois gestes, puis plus rien à décider

  1. Tu notes un cours et sa date

    Un titre, une matière, le jour où tu l'as eu. Moins d'une minute.

  2. L'application pose les dates

    Les sept repères, à partir de ce jour-là. Tu peux définir d'autres rythmes si celui-ci ne te va pas.

  3. Elle te dit chaque jour ce qui tombe

    Tu ouvres l'application, tu vois la liste du jour. Tu la fais, ou tu la reportes — c'est toi qui décides.

Le retard

Dix jours d'absence ne font pas vingt révisions à rattraper

C'est le point sur lequel l'application diffère le plus d'un simple calendrier. Une révision en retard n'est pas une dette à rembourser ligne par ligne.

Les révisions dépassées sont regroupées par cours, et l'application ne te propose que la plus avancée de chaque cours. Faire le J14 rend le J7 manqué sans objet : les plus anciennes sont repliées dessous, et marquées comme rattrapées quand tu valides celle du dessus.

Vingt-trois retards sur huit cours, ça fait huit choses à faire

Pas vingt-trois. C'est la même information, comptée comme on la vit plutôt que comme la base de données la stocke.

Les journées chargées

Elle ne déplace rien sans te le dire

Quand une journée dépasse le temps de révision que tu lui as accordé, l'application la signale et propose de l'alléger. Tu acceptes, ou pas. Un mode automatique existe dans les réglages si tu préfères l'inverse, mais ce n'est pas le comportement par défaut.

Tu peux aussi reporter n'importe quelle révision à la main, sans justification et sans que l'échelle du cours soit recalculée derrière ton dos.

Les limites

Ce que l'application ne fait pas

  • Elle n'héberge aucun contenu de cours : ni éditeur, ni pièce jointe, ni import de document.
  • Elle ne t'interroge pas et ne corrige rien. La révision, c'est toi qui la fais, avec le support que tu veux.
  • Elle ne note pas tes performances et n'adapte pas l'échelle à des réponses que tu lui donnerais.

L'espacement des révisions et le fait de se tester plutôt que de relire sont deux des méthodes d'apprentissage les mieux étayées : voir Cepeda et al. (2006) sur la pratique distribuée, Roediger & Karpicke (2006) sur l'effet de test, et la revue de Dunlosky et al. (2013). La méthode des J en est une formulation répandue. Ce que cette recherche décrit, c'est la méthode — pas cette application.